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Une légende russeÉditions Grasset 2012

Quatrième de couverture :

Je n’avais pas entrepris ce voyage pour apprendre, pour désapprendre au contraire, ou pour me déprendre d’une connaissance rassurante et commode. Oublier l’analyste, la cérébrale, ne plus se protéger derrière les raisonnements, voir, d’abord, frôler, explorer, sentir, flairer les traces, c’était mon vrai but, au fond, oublier l’écrivain, retrouver l’enfant, et gentiment la tuer.
Pourquoi la narratrice de ce livre éprouve-t-elle un jour le besoin d'entreprendre un voyage en Russie ?
Son grand-père maternel en était originaire. C'est aussi là-bas que naquit l'écrivain Lou Andreas-Salomé.
Pendant plusieurs semaines, en suivant les traces de ses deux mentors, la narratrice va explorer le pays quitté par son grand-père en 1919, en pleine tourmente bolchévique

Inspirée par Lou, elle reprendra une partie du voyage que cette amoureuse de la liberté fit en Russie avec Rilke, de la fastueuse Saint-Pétersbourg, cité des tsars, à Moscou, ville des excès, de la Volga et de ses infinis, jusqu'à Koursk, l'austère gardienne de secrets intimes. Au terme d'une longue enquête, elle dénouera enfin l'écheveau de la légende familiale — une légende russe...

 

L'AUTEUR :

Elisabeth Barillé est l’auteure de plusieurs romans, récits et biographies, parmi lesquels, chez Gallimard, Corps de jeune fille, Exaucez-nous (Prix de la Fondation de France), A ses pieds. Et chez Grasset, Une légende russe (2012), Un amour à l’aube (2014), et plus récemment : L’oreille d’or (Prix Maurice Genevoix 2016).

 

CRITIQUE :

Je me dois à l'honnêteté : je n'ai pas apprécié.
Il s'agit d'un journal intime un peu fouillis, assez égocentrique, dont le prétexte (suivre les traces de son grand-père et des écrivains Lou Andreas-Salomé et Rainer Maria Rilke) cache mal l'imprécision de son objectif.
Après une lecture laborieuse et six mois sur ma table de nuit, j'ai décidé d'arrêter quelques pages avant le chapitre "Koursk". Je suis pourtant un lecteur boulimique mais je n'ai jamais accroché ni à l'histoire sans grand intérêt de cette famille, ni au style assez lourd, ni aux descriptions, ni mêmes aux apartés contemporains.
Ce qui m'a le plus agacé, je crois, c'est ce besoin de revenir constamment sur des phrases pour en saisir le sens. Des phrases plus courtes ou une ponctuation précise et donc une lecture plus fluide, m'auraient peut-être incité à aller au bout.
Il y a cependant certainement des lecteurs que cet ouvrage passionnera. Car, fort heureusement, tous les goûts sont dans la nature.

 

CITATIONS :

"Les Russes et la poésie. Les Russes et la faim de lyrisme, de beauté. Faim vitale jadis. "Je ne connais aucun peuple au monde qui aime la poésie autant que nous l'aimons" (Akhmatova). Et aujourd'hui ? Puis-je croire qu'elle reste source vive dans un pays tombé d'une dictature à l'autre, du communisme au consumérisme ?"

"Comment les anciens s'y prennent-ils pour ne pas désespérer d'un pays qui procède au dépeçage méthodique des idéaux dont s'était bercée leur jeunesse ? Comment parviennent-ils à ne pas perdre la tête alors que se multiplient les faillites autorisées des valeurs, et que les souffrances endurées au nom d'un monde supérieur, vertu d'avenir dont ne témoignaient plus désormais que la cime érodée des monuments ou quelques symboles aux frontons, grimaçant sous la rouille, n'intéressaient plus que les historiens ?"

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